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L’insertion par l’activité économique

30/09/2011

Ariane Mavroidis, Chargée de communication et développement, ARDIE IDF

Dans un contexte où le service public de l’emploi rencontre des difficultés à apporter un accompagnement professionnel personnalisé, les publics fragilisés et les plus éloignés de l’emploi restent en marge du marché du travail.
Les structures de l’insertion par l’activité économique se fondent sur le principe qu’occuper un emploi et travailler sont des facteurs essentiels d’insertion sociale. Elles travaillent dans ce sens à l’accès à l’emploi pour les publics en difficulté.

Présentation des structures de l’IAE

A la fin des années 1970, des travailleurs sociaux et des acteurs de la société civile sont à l’initiative de la création de l’Insertion par l’Activité Economique.
Leur objectif est de proposer un accompagnement vers l’emploi aux publics fragilisés en y intégrant des soutiens de nature diverse, qui vont de l’aide à la résolution de difficultés très concrètes faisant obstacle à l’insertion (problèmes de logement, de santé, d’isolement...), à l’aide à l’acquisition de qualifications par l’apprentissage en situation de travail ou par la formation professionnelle.

Les structures de l’Insertion par l’Activité Economique utilisent en effet le travail comme support de formation et de réinsertion sociale et professionnelle.
Elles exercent sur tous secteurs d’activité mais se retrouvent principalement sur les segments : bâtiment, nettoyage, entretien des espaces verts, restauration, services à la personne, recyclage, services dans le tertiaire.

Il existe six typologies de structures d’insertion par l’activité économique :
. Les associations intermédiaires (AI),
. Les entreprises d’insertion (EI),
. Les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI),
. Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI),
. Les régies de Quartier,
. Les GEIQ, groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification.

Si toutes exercent leur métier pour une finalité commune, l’insertion professionnelle, elles présentent des spécificités qui tiennent à la nature des activités qu’elles développent et aux cadres réglementaires et juridiques dont elles dépendent.
Ces éléments conditionnent en grande partie l’offre d’insertion qu’elles proposent, et font de ces structures des outils d’insertion complémentaires les uns des autres et variés sur les territoires.

L’Association Régionale de Développement de l’Insertion par l’Economie (ARDIE), son action au cœur d’un réseau de partenaires.

Les structures de l’insertion par l’activité économique sont fédérées au niveau départemental, régional et national. L’ARDIE est une des fédérations régionales des structures de l’insertion, elle fédère un réseau de 34 associations intermédiaires.

L’ARDIE IDF a pour principales missions :
- d’assurer la représentation des ses adhérents auprès des partenaires institutionnels et acteurs politiques, prioritairement ceux de la région d’Ile-de-France ;
- de s’affirmer comme force de concertation et de proposition ;
- de favoriser les échanges d’expériences et la circulation de l’information entre ses membres
- d’être à l’écoute des besoins de ses membres ;
- de soutenir la création de nouvelles structures ;

De manière à soutenir concrètement les actions de ses adhérents et les intérêts des associations intermédiaires franciliennes, l’ARDIE Ile-de-France travaille avec les partenaires et les acteurs de l’économie, de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’insertion.

Chiffres clés de l’Insertion par l’Activité Economique

L’insertion par l’activité économique regroupe 494 structures en Ile de France, dont :
- 84 associations intermédiaires,
- 147 entreprises d’insertion,
- 15 entreprises de travail temporaire,
- 216 ateliers et chantiers d’insertion,
- 32 régies de quartier,
- 2 groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification.

Les structures de l’insertion sont productrices de richesse économique , entre 2003 et 2009 elles ont versé 53 millions d’euros de salaire et injecté 13,8 millions d’euros dans l’économie locale sous forme d’achats de produits et de prestations.
Les structures de l’insertion par l’activité économique ont fait travailler plus de 27 000 personnes en 2009 soit environ 5800 personnes en équivalent temps plein.

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