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Pauvreté et précarité des femmes en Ile-de-France

24/05/2011

Pauvreté et précarité des femmes en Ile-de-France

A travers une publication sur l’analyse de la situation des femmes et des familles en Ile-de-France, la pauvreté et la précarité des femmes en Ile-de-France est décryptée.

Un partenariat entre le Conseil régional d’Île-de-France, la Préfecture de la région d’Île-de-France, la Préfecture de Paris, l’Union régionale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, avec l’expertise de l’IAU île-de-France1 et le soutien du Fonds social européen a permis la réalisation en mars 2011 de cette publication intitulée « Les femmes en Île-de-France ».

En 2007, le taux de pauvreté atteint 12,2 % de la population francilienne.
La pauvreté est devenue plus urbaine et résulte aujourd’hui davantage des difficultés rencontrées sur le marché du travail et des situations de ruptures familiales.
Les femmes, les jeunes et les familles monoparentales sont les plus exposés. On ne dispose pas du taux de pauvreté par sexe à l’échelle de la région, mais à l’échelle de la France, en 2008, 13,8 % des femmes sont pauvres et 12,2 % des hommes.
La pauvreté des femmes est plus prégnante quel que soit l’âge et tend à décliner avec l’âge, avec toutefois une nette remontée chez les femmes âgées.
La configuration familiale, la présence ou non d’un conjoint ou d’enfants sont des éléments particulièrement discriminants. Les familles monoparentales, dont le parent isolé reste près de neuf fois sur dix une femme, et les ménages complexes ont des taux de pauvreté quatre à cinq fois plus élevés que les couples sans enfant.
En revanche, les femmes seules sans enfant encourent moins le risque de basculer dans la précarité que les hommes seuls, mais l’isolement concerne surtout les femmes.

Précarité face au logement

Selon une étude récente du Secours catholique, les femmes seules en situation précaire bénéficient beaucoup plus souvent d’un logement stable (84 %) en France que les hommes seuls (60 %), et notamment d’un logement social, surtout quand elles ont des enfants.
D’après la situation des personnes rencontrées par le Secours catholique, l’Île-de-France se singularise par une forte proportion d’hommes et de femmes en logement précaire, en raison du prix élevé des logements : 40 % sont en centre d’hébergement, en squat, à la rue ou au mieux hébergés par de la famille ou des amis.
D’après le Samu social de Paris, les femmes en hébergement d’urgence sont très majoritairement en famille, le plus souvent en hôtel meublé.

Des revenus plus faibles

En 2009, les Caisses d’allocations familialesd’Île-de- France (Caf) ont versé des prestations2 à plus de 1,7 million d’allocataires, soit 48 % de la population francilienne, si l’on considère l’ensemble des personnes vivant dans un foyer allocataire (conjoint, enfant).
Parmi les 611 000 foyers allocataires à bas revenus de l’Île-de-France, plus de quatre sur dix (42 %) sont des femmes seules avec ou sans enfant(s).
A côté des femmes, ce sont les enfants qui sont les plus touchés par la précarité : un enfant francilien de moins de 20 ans sur cinq fait partie d’une famille à bas revenus.

La précarité est très présente en Seine-Saint-Denis où plus d’une personne sur cinq est pauvre, et trois fois moins fréquente dans les Yvelines. Près du quart de la population des foyers allocataires à bas revenus de l’Île-de-France réside en Seine-Saint-Denis (23 %).

- Consulter la brochure « Les femmes en Ile-de-France », édition 2011.

1. IAU : Institut d’aménagement et d’urbanisme
2. Prestations : minima sociaux, prestations familiales, allocations logement.

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