Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
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Recueil Statistiques

Recueil de données 2008

Accès à l’emploi


Les bénéficiaires des mesures en faveur de l’emploi en 2008
Paris Hauts-de-SeineSeine-Saint-DenisVal-de-MarnePetite couronneSeine-et-MarneYvelinesEssonneVal-d'OiseGrande couronneÎle-de-France
Emplois aidés dans le secteur marchand27 957 19 72211 9209 68141 32211 80111 8699 65410 74744 071113 350
Contrats Initiative Emploi (CIE)1 196 6249616872 2724646275417062 3385 806
CI-RMA (RMI- ASS - API - AAH)538 2442671356463612572353071 1602 344
Exonération à l'embauche zone franche urbaine0 01 1752021 3771741746894351 4722 849
Formation en alternance dont :
    Contrats d'apprentissage (données départementales provisoires)7 813 9 0144 1974 54817 7596 4966 3434 5094 46721 81547 387
    Contrats de professionnalisation14 619 8 0694 3063 31315 6882 3812 9532 3793 50511 21841 525
Insertion par l'économique :
    Entreprises d'insertion**273 311239162712134144103674481 433
    Associations intermédiaires***2 652 1 2552344861 9751 1471 2811 0721 0334 5339 160
    Entreprises de travail temporaire d'insertion***655 66329494443164501284891 588
Atelier et Chantier d'Insertion (ACI)****211 1382129844932845127985981258
Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d'Entreprises (ACCRE + EDEN)
Données non disponibles
Emplois aidés dans le secteur non marchand
(conventions initiales et avenants de reconduction)8 462 3 1904 2693 50710 9663 9122 3472 2393 00411 50230 930
Contrats d'Accompagnement dans l'emploi (CAE)5 598 2 0323 4133 0258 4702 5301 4681 5772 2167 79121 859
Contrats d'Avenir (CAV)2 864 1 1588564822 4961 3828796627883 7119 071
Autres dispositifs d'insertion 3 346 6 2683 6173 93913 8242 6773 9893 7832 51912 96830 138
Contrat d¹insertion dans la vie sociale (CIVIS)2 545 5 8483 0893 49112 4282 2543 6103 3362 27311 47326 446
Validation des Acquis de l'Expérience (VAE)152 6814884300213142224916701 122
Actions préparatoires au recrutement (APR)649 3523803641 0962102372231558252 570
Accompagnement des restructurations 2 323 1 9371 5371 4534 9271 9931 6631 6481 4886 79214 042
Conventions d'allocations spéciales du FNE (ASFNE)63 52773913254028106208
Allocations temporaires dégressives (adhésions individuelles)56 1217221502266533227551757
Cellules de reclassement (bénéficiaires potentiels)369 6012622461 1092182562271038042 282
Convention de Reclassement Personnalisé (entrées à Pôle emploi pour ce motif)1 835 1 2101 2411 1783 6291 5361 3171 3481 1305 33110 795

* Il s’agit du nombre total d’entrées dans les différents dispositifs en 2008
** Est comptabilisé sous cet intitulé le nombre de salariés embauchés en CDI en 2008
*** Est comptabilisé sous cet intitulé le nombre de personnes nouvellement accueillies dans l’année et ayant effectué au moins une mission
**** Est comptabilisé le nombre de salariés en insertion dans les ateliers et chantiers d’insertion de l’année

Sources : DARES/DREES/ DRTEFP/DDTEFP

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Les dispositifs d’accès à l’emploi

L’année 2008 a été marquée par une diminution globale du recours aux mesures d’aides à l’emploi, aussi bien en Ile-de-France (-9%) qu’au niveau national (-13%). En effet, la baisse sensible du chômage observée tout au long de l’année 2007 avait conduit le gouvernement a limité les moyens alloués aux dispositifs d’insertion professionnelle, mais le retournement conjoncturel de l’été 2008 a conduit à une mobilisation accrue des contrats aidés en fin d’année.

Ces mesures peuvent prendre la forme d’un accès à un emploi aidé dans le secteur marchand ou non marchand, d’une formation en alternance, de dispositifs d’accompagnement vers l’emploi destinés aux publics prioritaires, d’aide à la création d’entreprise ou bien d’accompagnement après des restructurations. S’ajoutent également d’autres actions visant à faciliter l’accès ou le retour à l’emploi des chômeurs comme par exemple les stages de formation financés par le Conseil régional ou par l’UNEDIC, organisés par l’AFPA, ou encore diverses prestations proposées par l’ANPE.

Le niveau de mobilisation des dispositifs aidés est étroitement lié à la situation du marché du travail. Ainsi, au premier semestre 2008, la forte diminution de la demande d’emploi s’est accompagnée d’une baisse sensible des moyens alloués aux dispositifs visant à favoriser l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi. En revanche, le retournement conjoncturel observé à partir du mois d’août 2008 s’est traduit par une mobilisation accrue des différentes mesures d’aide à l’emploi, principalement au cours du dernier trimestre.

Le nombre de contrats aidés dans le secteur marchand a enregistré une nette diminution en 2008. Le contrat initiative emploi, a été réservé prioritairement aux catégories de public ayant de très forts risques d’exclusion professionnelle : les seniors avec un faible niveau de formation, les travailleurs handicapés et les habitants des zones urbaines sensibles (ZUS). Le nombre d’entrées dans ce dispositif a baissé de près de 40% par rapport à 2007. Parallèlement, le dispositif de soutien à l’emploi des jeunes en entreprise (SEJE), qui visait à faciliter le recrutement direct de jeunes sans aucune qualification, a été supprimé à la fin de l’année 2007 du fait des nombreux effets d’aubaine qu’il générait. Cette suppression n’a été que très partiellement compensée par la décision d’orienter plus de jeunes vers le contrat initiative emploi (CIE). En revanche, les entrées dans les contrats de formation en alternance (professionnalisation, apprentissage), qui ne s’adressent pas spécifiquement à un public en difficulté, ont progressé (+6,5% en Ile-de-France, contre +1,1% en France métropolitaine).

En 2008, le nombre d’embauches en contrats aidés non marchands, dans une association, un établissement public ou une collectivité territoriale de la région a également diminué (-12%) mais deux fois moins qu’au niveau national (-24%). L’insertion dans le secteur non marchand est destinée aux personnes les plus éloignées de l’emploi. Le contrat d’avenir est, dans ce cadre, réservée aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS).

Parmi les principales mesures visant à accompagner les restructurations d’entreprises, la crise a entraîné une forte progression des entrées en convention de reclassement personnalisée (+15%), mesure que les entreprises non soumises aux dispositions relatives au congé de reclassement, c’est-à-dire notamment celles de moins de 1 000 salariés et celles en redressement ou en liquidation judiciaire (quelle que soit leur taille) doivent obligatoirement proposer à leurs salariés dont elles envisagent le licenciement pour motif économique.