Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
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Recueil Statistiques

Recueil de données 2008

Allocataires et minima sociaux


Les allocataires du revenu minimum d’insertion au 31 décembre 2008
ParisHauts-de-SeineSeine-Saint-DenisVal-de-MarnePetite couronneSeine-et-MarneYvelinesEssonneVal-d'OiseGrande couronne Île-de-France
 
Nombre d'allocataires du RMI 51 41021 28649 93026 09597 31112 99312 05813 27016 78755 108203 829
Evolution 2008/2007 (en %) -5,8-5,1-2,3-1,0-2,6-0,9-0,6-3,6-4,2-2,6-3,4
 
Structure par âge (en %)
< 25 ans0,7 1,32,11,81,9 3,22,63,32,72,9 1,9
25-29 ans15,4 18,617,016,817,3 19,522,118,217,819,217,4
30-39 ans26,7 28,129,728,829,1 28,828,230,028,929,028,4
40-49 ans25,3 24,825,026,025,2 24,222,725,324,424,225,0
50 ans ou +31,9 0,026,226,526,5 24,324,423,126,224,627,4
 
Structure familiale (en %)
Homme seul50,0 46,240,744,943,0 37,947,238,838,340,2 44,0
Femme seule25,5 22,017,619,819,2 20,019,518,318,919,1 20,8
Famille monoparentale15,5 20,325,122,223,2 25,719,225,123,123,3 21,3
Couple sans enfant2,8 2,63,32,93,0 3,62,83,03,83,3 3,1
Couple avec enfant(s)6,1 8,913,310,211,5 12,811,314,915,913,9 10,8
 
Ancienneté dans le dispositif ( en %)
Moins d'1 an24,8 24,421,822,622,6 28,731,323,624,126,724,3
De 1 à 4 ans43,4 43,443,342,943,2 45,144,841,743,743,843,4
5 ans ou plus31,8 32,234,934,634,2 26,123,934,732,229,6 32,3
 
Situation par rapport au logement (en %)
Logement autonome avec aide au logement46,9 45,146,144,445,4 44,139,438,441,540,944,6
Hébergés gratuit, propriétaires...37,2 44,742,343,043,0 43,347,645,744,845,342,2
Mal logés, SDF,en CHRS...15,9 10,211,612,511,5 12,613,015,913,713,813,2
 
Foyers allocataires avec au moins un intéressement
"RMI ""payé"" + intéressement en %"7,3 7,24,15,75,2 7,18,07,65,87,06,2
Population (*) des foyers bénéficiaires du RMI 76 198 35 16797 24545 731178 143 24 97221 02826 32533 558105 883360 224
en % de la population estimée en 2006 3,5 2,36,53,54,1 2,01,52,22,92,13,1

(*) Il s’agit des allocataires du RMI augmentés des conjoints, enfants et autres personnes à charge pris en compte pour le calcul du RMI

Sources : Caisses d’Allocations Familiales d’Île-de-France, Insee Recensement de la population 2006

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Impression

Fin 2008, 203 800 foyers franciliens reçoivent une allocation de revenu minimum d’insertion (RMI). Comparativement à fin 2007, les effectifs ont reculé de 3,4%. La tendance à la baisse engagée depuis 2007, après une stabilisation en 2006, s’est donc confirmée mais avec une moindre ampleur. Le même phénomène se retrouve en métropole. Cette évolution est à mettre en relation avec l’amélioration de la situation de l’emploi en 2007 et début de 2008. La conjoncture économique s’est ensuite dégradée mais une hausse de l’effectif des allocataires du RMI n’est pas encore constatée. Les variations de l’état du marché du travail se répercutent toujours avec un certain retard sur le nombre de personnes y ayant recours. En Ile-de-France, le nombre d’entrants dans le dispositif du RMI durant l’année et toujours présents fin décembre est stable en 2008 comparativement à 2007. Dans l’environnement de baisse du nombre d’allocataires, leur part a augmenté. La part des allocataires dont l’ancienneté dans le dispositif est au moins de 5 ans a augmenté de prés de deux points. Elle est passée de 30,6% à 32,3%. Ce sont les allocataires dans le dispositif entre 1 et 4 ans qui ont le plus diminué depuis l’an passé. Vus sous l’angle familial, les allocataires du RMI ont peu bougé : un tiers environ ont des enfants à charge. Ce sont plus souvent des familles monoparentales que des couples. Près de 360 200 Franciliens (allocataires, conjoints, enfants à charge) sont directement soutenus par ce dispositif. Ils représentent 3,1% de la population de la région. Entre départements, la situation est contrastée : 1,5% des Yvelinois et 6,5% des Sequano-Dionysiens sont soutenus par ce dispositif. Les nouvelles mesures d’intéressement à la reprise d’activité professionnelle mises en place en octobre 2006 ont produit pleinement leurs effets depuis l’année 2007. Pendant les 3 premiers mois, il y a cumul intégral de l’allocation et du revenu d’activité. Les 9 mois suivants, si la durée du travail est supérieure à 78 h/mois une prime mensuelle (150€ pour un allocataire isolé, 225€ pour les autres) est versée. Si la durée est inférieure, un abattement de 50% est opéré sur les revenus d’activité pris en compte pour le calcul du montant de l’allocation. Ces modalités peuvent avoir pour conséquence, surtout dans le premier cas, de « sortir » du paiement de l’allocation. Environ 26 500 foyers bénéficient de ce type de mesure. Le retournement de conjoncture économique se traduit par des difficultés d’accès au retour à l’emploi. Le nombre de foyers bénéficiant d’une mesure d’intéressement dans le cadre du RMI s’est réduit de 9% en un an. Autre préoccupation : le nombre d’emplois de plus de 78 heures occupés dans le cadre de l’intéressement a davantage baissé que celui de moins de 78 heures. Des contrats de travail aidés : contrat d’avenir dans le secteur non marchand et contrat d’insertion-revenu minimum d’activité (Cirma) dans le secteur marchand, sont accessibles aux allocataires du RMI. Les modalités de versement de l’aide peuvent aussi conduire à ce que ces allocataires ne reçoivent plus d’allocation au titre du RMI. Fin 2008 environ 4 900 foyers, soit 9% de moins qu’en 2007, bénéficiaient d’un de ces contrats obtenu dans le cadre du RMI. Parmi ces contrats aidés c’est le contrat d’avenir qui est, de loin, le plus sollicité. Le revenu de solidarité active (rSa) a été expérimenté en 2008 dans 500 foyers du Val-d’Oise des communes d’Argenteuil et de Bezons. Depuis mars 2008, la Caf de Seine-Saint-Denis gère le rSa sur six communes pour les bénéficiaires du RMI et les bénéficiaires de l’API reprenant une activité aux conditions fixées par le Conseil général.