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Les ZUS franciliennes : un paysage contrasté

06/06/2011

Les ZUS franciliennes : un paysage contrasté

L’Ile-de-France compte 157 zones urbaines sensibles. Les 1,3 million de personnes habitant ces territoires prioritaires de la politique de la ville rencontrent des difficultés importantes.

Pour analyser la diversité des situations des ZUS franciliennes et de ces territoires connaissant des réalités diverses, une classification a été effectuée.

Cinq groupes homogènes de ZUS ont été identifiés à partir des caractéristiques de leurs habitants en termes de revenu, d’insertion professionnelle ou de couverture sociale. En particulier, deux d’entre eux rassemblent les ZUS les plus en difficulté. Ils regroupent plus de 56 % de la population francilienne vivant en ZUS.

- Le premier groupe compte 20 ZUS. Les 176 700 personnes qui y habitent sont le plus souvent en situation de précarité sociale : 36% des habitants ont de bas revenus (hors prestations sociales), 19% des 25-64 ans sont au chômage, la moitié des ménages disposent d’un revenu annuel par UC inférieur à 7 800 €, etc.
Ces ZUS les plus en difficulté sont majoritairement en Seine-Saint-Denis.

- Les 62 ZUS du deuxième groupe concernent des personnes moins en difficulté que dans le premier groupe, mais dont la situation reste plus préoccupante que celle de la moyenne francilienne : 27% des habitants vivent dans un ménage à bas revenus, 16% des 25-64 ans sont au chômage.
Avec 547 500 habitants répartis dans ces ZUS, le groupe B est le plus peuplé des cinq et concerne surtout la petite couronne.

- Les 372 000 habitants composant les ZUS du groupe C sont moins exposés à la précarité sociale que la moyenne des ZUS franciliennes.
Ainsi, l’indicateur de chômage y est inférieur de 2 points, tandis que le revenu médian lui est supérieur de plus de 1 000 euros.

- Le groupe D rassemble les ZUS les moins en difficulté : au nombre de 16, ces ZUS cumulent un chômage relativement faible (8,2%), des revenus élevés (peu de bas revenus et un revenu médian de 13 000 euros).
Ces ZUS sont surtout situées dans les Yvelines et dans l’Essonne.

- Les 8 ZUS du groupe E sont des ZUS atypiques : si leurs populations connaissent également des difficultés sociales, elles se distinguent par une forte densité médicale, de faibles taux d’offre HLM et d’ouvriers et employés parmi les habitants.
Ce sont principalement des ZUS parisiennes.

La très grande majorité des habitants des ZUS de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise vivent dans les ZUS les plus en difficulté.
Inversement, les habitants des ZUS du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine et de l’Essonne sont quant à eux surtout dans des ZUS les moins en difficulté.

► Pour en savoir plus, consulter l’étude publiée en mai 2011 par l’INSEE intitulée « Les ZUS franciliennes : un paysage contrasté ».

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