Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
.

Les Chrs, socle de la refondation

Les Chrs, socle de la refondation

13/05/2011

Les Chrs, socle de la refondation

Face à la massification des personnes à la rue, au manque de fluidité d’un système qui doit se refonder, les Chrs sont devenus des nasses dont il est parfois complexe de sortir.

Eric Pliez, Directeur général de l’association Aurore

75% des personnes accueillies au sein des Chrs repartent « insérées » grâce à un accompagnement professionnel efficace. La grande majorité de ces centres, qui sont engagés dans une démarche qualité avec des projets d’établissements sans cesse révisés, respectent leur cahier des charges et accueillent bien le public ciblé.

Le travail de transparence sur les « coûts/prestations offertes » des Chrs en cours va révéler le coût nécessaire d’un service dans lequel la qualité du rapport humain est la clef de la réussite.
Reconstruire le lien social, apprendre à vivre ensemble, retrouver des droits puis le chemin de l’insertion demandent du temps et du professionnalisme, les centres d’hébergement offrent tout cela. Ils sont à la fois artisans tisseurs de liens et passeurs vers l’insertion.

C’est un fait, aujourd’hui, faute de solutions de logements en aval, les parcours d’insertion s’allongent. Pourtant, si nous n’avions pas inventé les résidences sociales, les pensions de famille, si nous n’avions pas bricolé dans les interstices, combien de personnes seraient restées sur le pavé ?
Les parcours résidentiels montrent donc leurs limites.
L’idée delogement d’abord (un toit pérenne de suite pour tous les SDF) est une bonne idée à condition que les logements existent, que les moyens d’un accompagnement suivent et que des propositions alternatives demeurent pour ceux qui ne peuvent vivre seuls.

Une refondation est en marche avec la création des SIAO (Système intégré d’accueil et d’orientation) qui représentent une chance à condition de ne pas devenir une usine à gaz écartant les plus exclus à cause de démarches trop complexes.
Il faut donc saisir les réformes pour valoriser le travail réalisé par les Chrs, tirer tous les profits de cette base arrière solide qu’ils constituent et aller plus loin dans notre « offre de service ».

Nous avons su en d’autres temps développer des systèmes novateurs. Ne faut-il pas désormais que les CHRS deviennent des plateformes ouvertes offrant de nouveaux services ?
Participation à la vie citoyenne, ouverture aux voisins et surtout aux exclus du territoire identifiés par les maraudes ou ESI (espace solidarité insertion). Dans le cadre de dispositifs de type Solibail, le déploiement des équipes pour l’accompagnement social des bénéficiaires dans leur logement, etc.

Il se peut que tous les centres ne soient pas dès maintenant en mesure de réaliser cela seuls en raison de leur taille trop restreinte et d’un personnel insuffisant. Une réflexion de groupement de coopération est donc à initier par territoire.

Nous devons saisir l’opportunité de devenir de véritables plateformes territoriales complétant l’offre de services existante intervenant sur l’amont et l’aval.
Pour cela, avant « le logement d’abord », il faut d’abord des logements.

Partager Envoyer Impression