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Le logement des ménages à bas revenus

12/04/2010

Le logement des ménages à bas revenus

En 2006, 989 000 ménages franciliens vivent en dessous du seuil de bas revenu régional, c’est-à-dire avec moins de 1012 € par mois et par unité de consommation*. Ces ménages pauvres connaissent une situation particulièrement difficile face au logement.

Entre 1988 et 2006, leurs revenus ont, en effet, augmenté nettement moins vite que ceux des autres ménages. En 2006 le revenu moyen par unité de consommation des ménages pauvre est de 701 € par mois, trois fois moins que celui de l’ensemble des ménages. La part de leurs ressources consacrée au logement est ainsi de plus en plus importante. En 2006, les ménages pauvres consacrent en Ile-de-France plus du tiers de leur revenu à se loger (35% contre 23% en 1999), soit davantage que le niveau d’endettement maximum habituellement retenu pour l’octroi d’un prêt immobilier.

La généralisation des aides au logement à toutes les catégories de ménages sous la seule condition des ressources financières a bénéficié principalement à ces ménages pauvres. Cependant, elles n’ont pas permis de compenser entièrement la hausse des coûts du logement. Après déduction des aides au logement, les ménages franciliens les moins favorisés dépensent encore le quart de leur revenu pour leur logement en 2006. Ils ne dépensaient pour se loger que 17% de leur revenu, aides déduites, en 1988.

Le parc locatif social joue, lui aussi, un rôle important dans l’accueil de ces ménages pauvres. 39% des ménages disposant de moins de 1012 € par mois et par UC vivent dans un logement HLM. En 1988, seulement 32% des ménages pauvres bénéficiaient d’un logement HLM. Cependant faute de places suffisantes en HLM, les ménages à bas revenu se tournent de plus en plus vers le secteur locatif libre. 24% y vivent en 2006 contre 15% en 1988. Or, les ménages pauvres qui ont pu accéder à un logement social consacrent, en 2006, 14% seulement de leur revenu à se loger alors que dans le parc locatif libre, cette dépense atteint 36% de leur revenu. Par ailleurs, seuls 24% d’entre eux sont propriétaires contre 54% pour l’ensemble des Français.

Leurs conditions d’occupation sont aussi moins bonnes que celles des autres ménages. En 2006, 40% des ménages pauvres occupent un logement surpeuplé, alors que cela ne concerne que 19% de l’ensemble des ménages. Le surpeuplement touche essentiellement les locataires du secteur libre (53%). Plus jeunes et aux revenus modestes, les ménages à bas revenus ont accès à des logements du parc locatif de taille plus réduite que les autres ménages. Les conditions de logement des ménages à bas revenus se sont toutefois améliorées. Comme pour l’ensemble de la population, ils vivent de moins en moins dans des logements insalubres. En effet, alors qu’en 1988 près d’un quart d’entre eux n’étaient pas pourvus d’équipements sanitaires de base (eau courante, douche ou baignoire, W.C. à l’intérieur des logements), la proportion a diminué pour atteindre 5% en 2006. Les ménages pauvres restent trois fois plus concernés par ce type de logement que l’ensemble des ménages franciliens.
Cela explique en partie que seulement un ménage pauvre sur deux porte un regard satisfaisant sur ses conditions de logement contre sept sur dix pour l’ensemble des franciliens.

Pour en savoir plus : « Les conditions de logement en Ile-de-France en 2006 » - Octobre 2009, IAU Ile-de-France, DREIF, Insee Ile-de-France.

* Une première personne âgée de 14 ans ou plus dans le ménage compte pour une unité de consommation (UC), les autres de 14 ans ou plus comptent pour 0,5 UC chacune et celles de moins de 14 ans pour 0,3 UC chacune.

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