Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
.

La domiciliation administrative des personnes sans domicile fixe en Ile-de-France en 2009

02/09/2010

La domiciliation administrative des personnes sans domicile fixe en Ile-de-France en 2009

85 700 personnes sans domicile fixe bénéficient d’une élection de domicile, c’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’IAU en janvier 2010.

En raison d’accidents de la vie, de moyens financiers trop faibles, d’un mode de vie itinérant ou d’un exil, certains individus ne bénéficient pas ou plus d’un domicile ou d’un endroit permanent pour vivre.

Les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs pour permettre aux personnes sans domicile fixe de disposer d’une adresse. Cette élection de domicile, appelée aussi domiciliation administrative, est attribuée par les centres communaux d’action sociale (CCAS) ou par des associations (caritatives ou non) agréées.

La mission des structures domiciliaires ne consiste cependant pas à fournir seulement une adresse, elles ont également pour objectif d’aider les personnes sans domicile fixe à avoir ou retrouver un minimum de vie sociale et les droits qui y sont attachés.

Une étude de l’IAU réalisée en 2009 à partir d’informations fournies par les associations, les CCAS et les Permanences Sociales et d’accueil (PSA) de Paris, permet de dénombrer le nombre de personnes sans domicile fixe ayant recours à la domiciliation et de décrire les actions des différentes structures domiciliaires au niveau régional.

Selon cette étude, en juin 2009, l’Ile-de-France compte 85 700 personnes sans domicile fixe bénéficiaires d’une élection de domicile (ou domiciliation), soit 1,8 % des ménages franciliens. Parmi celles-ci, 71 400 (soit 83% du total) sont domiciliées par des associations (principalement localisées dans la zone dense de la région, et notamment à Paris). Les 17 % restants sont domiciliés par des CCAS, plus présents en Grande couronne.

Parmi les domiciliés, une fraction importante (70 %) dispose d’un toit, d’un lit pour dormir ou d’un lieu pour se laver : 42 % sont logés chez des tiers (famille, ami, compatriote, que cet hébergement soit à titre gratuit ou onéreux) et 28 % à l’hôtel (financé en partie par la DDASS ou le Conseil Général). Pour une part non négligeable des personnes sans domicile fixe franciliens, ce minimum vital n’est pas assuré. Près de 30 %, soit 23 200 personnes, supportent en effet des conditions de vie très précaires (situations d’errance, squats ou astreints à des hébergements très courts et instables).

Pour en savoir plus, consulter le site de l’IAU.

Partager Envoyer Impression