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Recueil Statistiques

Recueil de données 2008

Scolarité


La démographie scolaire des établissements publics pour l’année 2008/2009
collèges
Paris Hauts-de-SeineSeine-Saint-DenisVal-de-MarnePetite couronneSeine-et-MarneYvelinesEssonneVal-d'OiseGrande couronneÎle-de-France
Effectif total55 223 53 67366 09550 382170 15063 54163 87556 80756 939241 162466 535
dont SEGPA **1,9% 2,0%3,6%3,0%2,9%2,9%2,7%2,6%3,1%2,8%2,7%
dont Education Prioritaire ***18,8% 25,9%54,0%36,1%39,8%19,4%14,9%19,4%31,5%21,1%27,6%
dont boursiers24,5% 19,6%25,2%19,0%21,6%15,0%13,9%18,9%22,3%17,4%19,8%
retard de 2 ans ou + en 6ème (yc classes d'accueil)1,9% 1,5%5,2%2,4%3,0%1,2%0,8%1,0%1,2%1,0%2,0%

** SEGPA : sections d’enseignement général et professionnel adapté
*** Education prioritaire : Cet intitulé correspond aux réseaux ambition réussite (RAR) et aux réseaux réussite scolaire (RRS) mis en place en 2006 Champ : Elèves sous statut scolaire des établissements publics à l’exception des établissements régionaux d’enseignement adapté

Sources : Rectorats Paris et Versailles : bases élèves académiques (octobre 2008), Rectorat de Créteil : fichiers scolarité (2008)

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Impression

La plupart des indicateurs présentés ici sont révélateurs d’une certaine forme de précarité. Néanmoins, certains sont plutôt des données de cadrage général, notamment les effectifs et la proportion d’élèves scolarisés en second cycle professionnel.

Dans les écoles élémentaires (CP à CM2), Le taux d’élèves en enseignement spécialisé mesure une certaine forme de précarité des enfants liés à leur santé ou à l’état psychique. Les classes d’intégration scolaire (CLIS), notamment, s’adressent à des enfants handicapés mentaux, auditifs, visuels ou moteurs ne pouvant être intégrés dans une classe ordinaire, mais pouvant être scolarisés ailleurs qu’en milieu médico-éducatif. L’enseignement spécial reste supérieur à la moyenne francilienne en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne (1,6% contre 1,1%) et ce malgré une légère baisse par rapport à l’année 2007/2008.

La précarité sociale peut être également abordée en examinant la part des écoliers scolarisés en Education prioritaire.. La politique de l’Education prioritaire est une réponse aux difficultés sociales et scolaires concernées dans certains établissements. Elle s’appuie sur une discrimination positive au service de l’égalité des chances. Elle tend à développer l’emploi des moyens publics qui permet de lutter contre les inégalités sociales et économiques dans les écoles et collèges. En 2006, le plan de relance permet la création des réseaux ambition réussite (RAR) dans les zones où la difficulté est la plus importante et des réseaux réussite scolaire (RRS) et a ainsi renouvelé les principes de la politique d’éducation prioritaire : pilotage renforcé, organisation simplifiée, formulation des projets avec le contrat de réseau, développement de l’ambition scolaire pour tous. Un peu moins d’un tiers des élèves franciliens dans les écoles élémentaires sont en éducation prioritaire. Cette proportion varie selon les départements de 12,7% dans les Yvelines à 70,8 en Seine-Saint-Denis. A Paris, environ un tiers des écoliers sont en éducation prioritaire. Cette particularité parisienne illustre bien la coexistence de situations extrêmes.

Dans les collèges, La hiérarchie départementale observée pour les écoliers est globalement conservée pour les collégiens : forte proportion (39,8%) en petite couronne, plus faible (21,1%) en périphérie. Paris et les Hauts-de-Seine ont des positions intermédiaires : ils scolarisent respectivement 18,8% et 25,9% de leurs collégiens en éducation prioritaire. La précarité liée à la santé peut être appréhendée au moyen de l’indicateur qui détermine la part des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté (SEGPA). Les SEGPA accueillent des élèves handicapés légers ne pouvant suivre une scolarité ordinaire. Elles sont donc le pendant, dans le second degré, de l’enseignement spécial dans le premier degré. Pour l’année 2008/2009, 2,7% des collégiens franciliens des établissements publics y sont accueillis.

La proportion de boursiers reflète une forme de précarité financière des élèves et de leur famille. Par exemple, pour l’année scolaire 2008-2009, une famille de 2 enfants dont le revenu fiscal de référence pour l’année 2006 ne dépasse pas 3 020€ a perçu une bourse de 334,77€. En effet, au delà de la catégorie sociale, une réelle difficulté pécuniaire est ici appréhendée. Les inégalités entre les départements franciliens reflètent à nouveau leur composition sociale.

Le retard de deux ans ou plus en 6ème révèle une précarité quant au parcours scolaire. Les élèves dans cette situation, soit du fait d’un double redoublement en élémentaire, soit d’un seul doublement suivi d’un redoublement de 6ème, cumulent des retards amoindrissant la probabilité de réussir des études longues. Cet indicateur doit néanmoins être interprété avec prudence, la diversité des méthodes pédagogiques utilisées rendant les comparaisons spatiales parfois hasardeuses.