Mipes Ile-de-France

  Ma mipes en quelques mots
.

Eléments de réflexion

25/05/2009

Eléments de réflexion

Depuis une quinzaine d’années environ, l’urgence émerge et tend à s’installer comme nouvelle modalité de prise en charge de la pauvreté, au point de faire partie aujourd’hui du paysage des politique sociales.

Equipe de la Mipes

« Traiter un problème dans l’urgence est indispensable, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est traité sur le fond » . Cette phrase de Pierre Vidal Naquet, intervenant des Rencontres « L’urgence dans l’action sociale » organisée par la MIPES en 2003, peut résumer la contradiction que vivent les intervenants sociaux.

Le cœur du métier de travailleur social consiste à travailler en amont et en aval de la situation présente. L’action sociale requiert du temps, or l’urgence devient un enjeu majeur. Les prestations sont de plus en plus courtes et visent à aider dans des délais très brefs (de six mois à quelques jours pour une personne sans domicile, par exemple).

La précarité se massifie, alors que des réponses immédiates sont demandées. L’idéal de passer de l’urgence à l’insertion est difficile puisque l’offre d’insertion se fait rare. Le malaise des travailleurs sociaux est alors perceptible devant des demandes fortes, diverses et quelquefois formulées dans la violence. « Ils souffrent d’un sentiment d’inutilité qui masque leur action véritable et ont parfois la sensation de servir de bouc émissaire », selon l’expression de Chantal Goyau, chef du service social départemental de Seine-Saint-Denis.

Source : "L’urgence dans l’action sociale". Compte rendu de la rencontre du 19 Décembre 2003 organisé par la Mipes

Partager Envoyer Impression